Transports, mobilité et logistique : quelle place dans les programmes des candidats aux élections municipales et intercommunales ? Une méthode

Le Conseil scientifique de TDIE mène la deuxième édition de son étude des programmes transport, mobilité et logistique, des listes candidates aux élections municipales et intercommunales à l’occasion du scrutin des 15 et 22 mars prochains.

Ce 17 février 2026, à l’occasion d’une conférence de presse à l’invitation de Sylvain Laval et Jean-Pierre Serrus, coprésidents de TDIE, Caroline Daude et Michel Savy, co-rapporteurs pour le Conseil scientifique de TDIE, ont présenté la démarche et la méthodologie de travail établies pour observer les conditions et modalités de définition des grandes orientations des politiques publiques locales de transport (mobilité & logistique) des prochaines années.

TDIE poursuit ainsi son travail d’observation et d’analyse de la manière avec laquelle les questions, enjeux, objectifs des politiques de transport, sont portés dans le débat public, évalués, actualisés, infléchis à l’occasion des renouvellements démocratiques des exécutifs territoriaux.

Un théâtre d’observation complexe

L’observation des programmes transport – #mobilité & #logistique – préparés par les candidats aux élections municipales et intercommunales représente plusieurs défis. Comment intégrer en effet :

  • Le nombre d’élections (35 000 communes, 1 200 intercommunalités) et la diversité des situations territoriales,
  • La complexité du mode de scrutin (à l’exception des communes de la métropole lyonnaise où il y a deux scrutins, l’un pour les communes, l’autre pour la métropole, les électeurs vont voter avec un seul bulletin pour leur représentation dans deux assemblées, le Conseil municipal et le Conseil communautaire),
  • Le grand nombre et la technicité des leviers de politique des transports des collectivités du bloc local,
  • Leur imbrication entre les compétences des communes et les compétences des intercommunalités,
  • Leur articulation (avec parfois obligation de conformité) avec les compétences et orientations des autres collectivités, départements et régions ?
  • Faut-il y ajouter la complexité du champ politique en pleine évolution ?

Enfin, la politique des transports est indissociable de plusieurs autres politiques publiques sectorielles : urbanisme, logement, cadre de vie, emploi, etc. qui trouvent dans les politiques publiques de proximité du bloc communal une densité particulière et si importante pour nos concitoyens. Une gageure ?

Une méthodologie pragmatique

En 2020, la Lom qui venait d’être promulguée portait l’objectif qu’il n’y ait plus de territoire qui ne soit pas couvert par une autorité organisatrice des transports (AOM). TDIE avait fait deux choix méthodologiques qui sont maintenus pour cette deuxième édition :

  • Proposer une grille d’analyse à partir de la relation des intercommunalités à la compétence d’AOM, grille fondée sur l’établissement du cadre de référence des différentes compétences transport, mobilité et logistique du bloc communal. Il en ressort trois grandes familles d’intercommunalités qui permettent d’aborder les 35 000 communes et leurs 1200 intercommunalités avec sérénité : communes d’Île-de-France (où c’est Île-de-France Mobilités qui porte la compétence AOM) ; hors de l’Île-de-France les communes dont les intercommunalités sont AOM, et celles dont les intercommunalités ont laissé la compétence AOM à leur région.
  • Travailler à partir d’un échantillon représentatif de la diversité des situations territoriales et politiques. L’échantillon 2020 est maintenu et enrichi.

Avec l’actualisation du dossier et des grilles d’analyse établis en 2020, TDIE propose un état des lieux synthétique du cadre, des leviers, outils et parfois contraintes des politiques de transport du bloc communal. (NB : ce cadre n’intègre pas les éléments législatifs en débat mais non encore promulgués contenus dans le projet de loi pour la simplification de la vie économique ou le projet de loi-cadre sur les transports).

Les grilles d’analyses proposent une lecture des leviers d’orientation et d’action en quelques grandes familles d’enjeux : aménagement du territoire et modes de vie, infrastructures, services, financement, intermodalité, sans oublier les questions de logistique urbaine mises en avant pour contribuer à leur meilleure identification (à lire dans le dossier à partir de la page 33).

TDIE remercie les collaboratrices et collaborateurs de plusieurs de ses partenaires qui ont accepté de relire ce travail avec attention. Il s’agit d’un document de travail toujours susceptible de précisions, qui n’engage dans sa forme actuelle que TDIE.

L’étude finale sera présentée avant l’été.

Consulter/télécharger :

Le dossier de l’étude

Pour préparer et accompagner cette démarche d’étude, TDIE a mobilisé plusieurs outils :

Le corpus d’études et enquêtes menées par TDIE à l’occasion des renouvellements démocratiques

Cette étude est menée dans le cadre des démarches que TDIE réalise à l’attention des candidats à diverses élections, et à l’attention des parties prenantes du monde des transports, avec l’objectif de contribuer à la compréhension des dynamiques politiques qui préfigurent continuités et inflexions des politiques publiques de transport, mobilité et logistique.

Voir les quatre derniers dossiers produits par TDIE :

Élection européenne 2024 en France

Élection présidentielle 2022

Élections régionales 2021

Élections municipales 2020

Envie de partager ?